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14 juin 2026

Mon approche

Je suis psychologue clinicien, formé aux thérapies comportementales et cognitives, et spécialisé dans les approches contextuelles et fonctionnelles : l'ACT (Thérapie d'Acceptation et d'Engagement), la théorie des cadres relationnels (TCR — l'étude de la manière dont nous apprenons à relier mots, idées et expériences) et l'analyse du comportement appliquée (ABA). Je travaille avec tous les publics — enfants, adolescents, adultes — y compris les personnes concernées par un trouble du spectre de l'autisme, un TDAH (trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité), une déficience intellectuelle, un polyhandicap, ou des troubles psychiatriques.

Ce qui guide ma pratique

Je pars du comportement observable, pas des étiquettes. Avant de chercher à comprendre « pourquoi » quelqu'un souffre, je cherche à comprendre comment sa souffrance fonctionne : dans quel contexte apparaît-elle, qu'est-ce qui la maintient, qu'est-ce qui, une fois modifié, change la donne. Cette manière de faire s'appelle le contextualisme fonctionnel — c'est le socle théorique commun à l'ACT, à la TCR et à l'ABA, malgré leurs différences de vocabulaire et de champ d'application.

Je m'appuie sur des données, pas sur des intuitions. Chaque outil que j'utilise en séance a été choisi parce qu'il dispose d'une base de preuves solide pour la problématique concernée — pas parce qu'il « se sent » pertinent. Cela signifie aussi que je vous dirai honnêtement quand la littérature est incertaine ou quand une population donnée (la vôtre, peut-être) est sous-représentée dans la recherche.

Je ne travaille pas sur le contenu de vos pensées, mais sur votre rapport à elles. Contrairement à une idée reçue sur les TCC, mon travail ne consiste pas à « corriger » ce que vous pensez pour vous faire penser « juste ». Il consiste à vous aider à agir en cohérence avec ce qui compte pour vous, même quand les pensées et les émotions difficiles sont là — c'est le cœur de l'approche ACT.

Je vise des processus, pas des diagnostics. Plutôt que d'appliquer un protocole standard associé à une étiquette diagnostique, je cherche à identifier les processus psychologiques concrets qui, chez vous, entretiennent la difficulté — évitement, fusion cognitive, manque de clarification des valeurs, déficits de répertoire comportemental. C'est cette approche, dite basée sur les processus, qui me permet de travailler de façon transdiagnostique : deux personnes avec des diagnostics différents peuvent avoir besoin d'un travail sur le même processus, et deux personnes avec le même diagnostic peuvent avoir besoin d'un accompagnement très différent.

La relation thérapeutique n'est pas un décor, c'est un levier de travail. Ce qui se joue entre nous en séance — la confiance, la manière dont vous vous autorisez à être honnête, la façon dont je réagis à ce que vous dites — n'est pas secondaire par rapport aux « techniques ». C'est une variable fonctionnelle à part entière, que j'observe et que je travaille comme telle, au même titre que le reste de ce qui se passe dans votre vie en dehors du cabinet.

J'adapte, je ne standardise pas à l'aveugle. Les protocoles validés en population générale ne se transposent pas automatiquement à un enfant avec autisme et déficience intellectuelle, ou à une personne polyhandicapée. Une part importante de mon travail consiste à adapter les techniques comportementales et contextuelles à la réalité fonctionnelle de chaque personne, plutôt qu'à appliquer un protocole standard en espérant qu'il tienne.